Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 18:18

(oui, oui, déjà diront certains !) et ils n'hésitent pas à le faire savoir comme en témoigne cet article du journal Le Matin du 08 janvier 1912 où s'exprime leur mécontentement.

 

 

 

Mais quel était donc l'objet de leur ire il y a un siècle ? 

 

"Les professeurs d'histoire sont inquiets et mécontents. Dans leur récente assemblée générale, ils ont protesté avec énergie contre un projet dont l'adoption, s'il faut les en croire, équivaudrait au "sabotage" de leur enseignement.

Voici comment l'un d'eux nous a exposé leurs griefs:

- Le projet en question se propose d'abord de nous retirer purement et simplement l'enseignement de l'histoire dans les classes de sixième et cinquième pour en charger - ou plutôt en surcharger - les professeurs de grammaire. Admirez en passant cette idée ingénieuse de confier un enseignement à des maîtres qui n'y ont nulle compétence et que leurs propres leçons occupent du reste !

Mais ce n'est pas tout. On veut d'une manière générale, diminuer le nombre de nos cours, et par suite amputer les programmes d'études.

L'histoire des peuples d'Orient disparaîtrait dans l'aventure. Les Egyptiens, les Assyriens, les Hébreux partageraient désormais le sort des infortunés Chinois, dont les cinquante siècles de civilisation sont, aux yeux de la pédagogie, comme s'ils n'existaient point.

Bien entendu l'Antiquité classique pâtirait, elle aussi. On ne l'enseignerait plus que par anecdotes, c'est à dire que les élèves connaîtraient l'histoire de la queue du chien d'Alcibiade*, ou celle d'Annibal qui faisait fondre les Alpes dans du vinaigre*, mais qu'ils ignoreraient qui fut César.

Disparition non moins totale de tout le haut moyen âge. Quant au bas moyen âge, il subsisterait comme thème à "notions générales".

Voila le péril dont nous sommes menacés et que court également la bonne culture. Dernière anomalie: toutes les matières que l'on voudrait supprimer continueraient à figurer au programme des jeunes filles ? Pourquoi ?"

 

Et nous convînmes volontiers avec notre interlocuteur qu'il serait insupportable en effet que nos filles pussent "coller" leur mari sur Sémiramis, ou même sur la querelle des Investitures...

 

* L'histoire de la queue du chien d'Alcibiade fait référence à l'un des moyens dont celui-ci fit usage pour que l'on parle de lui: Selon Plutarque, Alcibiade avait un chien d'une taille et d'une beauté étonnantes, qu'il avait payé soixante-dix mines . Il lui coupa la queue, laquelle était magnifique. Comme ses amis le blâmaient, et lui rapportaient que tous se répandaient en critiques mordantes à propos de ce chien, Alcibiade éclata de rire : "C'est exactement ce que je souhaite. Je veux que les Athéniens parlent de cela ; ainsi, ils ne diront rien de pire sur moi."

 

* Annibal faisant fondre les Alpes dans du vinaigre: référence à un passage de Tite-Live qui raconte que pour se frayer un chemin, les Carthaginois abattirent un certain nombre d'arbres auxquels ils mirent le feu. Attisé par un vent violent, celui-ci se propagea et l'on versa du vinaigre sur la roche calcinée, achevant de la rendre friable, pour pouvoir créer un passage.

 

Bizarre, en tout cas, comme certaines idées ont la vie dure: c'est ainsi que l'idée de "primariser" les niveaux 6ème et 5ème sont à nouveau à l'ordre du jour chez les plus éminents pédagogistes au prétexte que la 6ème traumatise les enfants !

 

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 18:18

Poème de circonstance au regard du temps maussade, cette célèbre complainte, mise en musique plus tard par Brassens, fut écrite par Paul Fort, né à Reims le 1 er février 1872, fils d'un agent d'assurances et proclamé plus tard, en 1912, prince des poètes ainsi qu'il est inscrit en marge de son acte de naissance.

 

http://storage.canalblog.com/12/15/174955/14138412.jpg

Le petit cheval dans le mauvais temps,
Qu'il avait donc du courage!
C'était un petit cheval blanc,
Tous derrière et lui devant.

 

Il n'y avait jamais de beau temps
Dans ce pauvre paysage,
Il n'y avait jamais de printemps,
Ni derrière, ni devant.

 

Mais toujours il était content,
Menant les gars du village,
A travers la pluie noire des champs,
Tous derrière et lui devant.

 

Sa voiture allait poursuivant
Sa belle petite queue sauvage.
C'est alors qu'il était content,
Eux derrière et lui devant.

 

Mais un jour, dans le mauvais temps,
Un jour qu'il était si sage,
Il est mort par un éclair blanc,
Tous derrière et lui devant.

 

Il est mort sans voir le beau temps,
Qu'il avait donc du courage!
Il est mort sans voir le printemps
Ni derrière, ni devant.

 

 

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 13:57

Intouchables est, à en croire les médias et le nombre d'entrées, THE film de l'année 2011 en France.

 

http://www.filmosphere.com/wp-content/uploads/2011/09/intouchables-affiche.jpg

De plus en plus méfiant vis-à-vis de ces productions qui nous sont vendues comme des chefs-d'oeuvres absolus depuis la bien décevante "Môme" pourtant portée aux nues par la critique, j'ai fini par regarder hier en streaming ce fameux "Intouchables".

La vérité m'oblige à dire, d'emblée, que l'espèce de ferveur qui entoure ce film est incompréhensible.

Il s'agit, en fait, d'une oeuvrette gentillette où tout n'est qu'effleuré, évoqué en passant, jamais approfondi, plutôt développé pour le petit écran que pour le grand, plus un honnête téléfilm qui n'est pas sans rappeler "Joséphine, ange gardien" qu'un film de cinéma. A aucun moment le spectateur n'est amené à vraiment s'interroger ou se remettre en cause et s'il est plaisant parfois, il ne mène quand même pas à grand chose. C'est beau de bons sentiments "Joséphine, ange gardien", ça n'est pas le problème, mais comment pourrait-on y voir un chef-d'oeuvre du cinéma devant déclencher la ferveur que l'on nous décrit ? Parfois, j'ai un doute: mes contemporains savent-ils encore ce qu'est un film, un vrai, pas un format développé pour la télévision, pour encenser ainsi "Intouchables" ?

On noterait bien aussi au passage une petite supercherie politiquement correcte qui a consisté à remplacer "l'Arabe" de l'histoire originale dont le film est inspiré par un "noir", plus susceptible de provoquer l'empathie en ces périodes d'islamophobie profonde de la société française. De même, on noterait aussi quelques clichés bien sentis sur les "noirs", amuseurs publics de leurs maîtres blancs ("Y'a bon Banania", tout de même !) et leur sexualité débridée. A croire d'ailleurs qu'on ne peut pas faire de films, de nos jours, sans parler de cul toutes les cinq minutes ou presque: donc voici notre brave Sénégalais qui reluque la moindre fille passant à sa portée, ayant une fâcheuse tendance à vouloir toutes les "sauter", la seule qui lui résiste n'ayant aucun mérite puisqu'elle est ... lesbienne (et hop, autre petite touche pour sacrifier au politiquement correct - ouf, on a réussi à caser les gays dans le scénario, sauvés !).

En bref, je suis tout de même bien heureux de n'avoir pas eu à payer pour regarder un film qui ne mérite tout de même pas le prix d'une place de cinéma et que l'on peut aisément attendre de voir à la télévision où on risque de le retrouver sous peu tout en m'interrogeant néanmoins sur le discernement de mes contemporains qui ont porté ce petit film aux nues. Si c'est là toute l'étendue de leur culture cinématographique, celle qui commence à Camping et s'arrête à Terminator, il y a de quoi franchement s'inquiéter sur le niveau culturel de la majorité de la population française, mais surtout, et c'est plus grave, des critiques de cinéma.

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 08:00

Instantdinstants

souhaite à tous ses lecteurs

 

une bonne et heureuse année 2012,

bonheur et santé


http://idata.over-blog.com/1/65/96/56/Carte-bonne-annee-2012-a-imprimer/carte-bonne-annee-2012-meilleurs-voeux-2012-7-d-clics-disa.jpg

et rendez-vous pour de nouvelles aventures.

Partager cet article
Repost0
25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 19:00

Miriam Cendrars, la fille de Blaise, alors âgée de 22 ans, animait à la BBC, le jeudi, une émission spéciale à l'intention des enfants de France. Aussi, à l'automne 1941, lance-t-elle l'idée de faire adresser, pour Noël, un message aux enfants de France par le Général en personne.

http://www.lefigaro.fr/medias/2010/06/11/39d7d8ce-7569-11df-92c1-b8a1f19d7fd7.jpg

Celui-ci, après bien des réticences, finit par céder aux instances de Jean Marin, l'un de ses fidèles et de la France Libre. Voici le texte de ce message:

 

"Quel bonheur, mes enfants, de vous parler ce soir de Noël. Oh! Je sais que tout n'est pas gai aujourd'hui pour les enfants de France. Mais je veux cependant vous dire des choses de fierté, de gloire, d'espérance. "Il y avait une fois: la France ! Les nations, vous savez, sont comme des dames, plus ou moins belles, bonnes ou braves. Eh bien ! parmi Mesdames les Nations, aucune n'a jamais été plus belle, meilleure, ni plus brave que notre dame la France". Mais la France a une voisine brutale, rusée, jalouse: l'Allemagne. L'Allemagne, enivrée d'orgueil et de méchanceté, a voulu, un beau jour, réduire en servitude les nations qui l'entouraient. Au mois d'août 1914, elle s'est donc lancée à l'attaque. Mais la France a réussi à l'arrêter sur la Marne, puis à Verdun. D'autres grandes nations, l'Angleterre, l'Amérique, ont eu le temps d'arriver à la rescousse. Alors l'Allemagne, dont le territoire n'était nullement envahi, s'est écroulée tout à coup. Elle s'est rendue au Maréchal Foch. Elle a demandé pardon. Elle a promis, en pleurant, qu'elle ne le ferait plus jamais. Il lui restait d'immenses armées intactes, mais il ne s'est pas trouvé un seul Allemand, pas un seul, pour tirer même un coup de fusil après la capitulation. Là-dessus, les nations victorieuses se sont séparées pour aller chacune à leurs affaires. C'est ce qu'attendait l'Allemagne. Profitant de cette naïveté, elle s'est organisée pour de nouvelles invasions. Bientôt, elle s'est ruée de nouveau sur la France. Et, cette fois, elle a gagné la bataille. L'ennemi et ses amis prétendent que c'est bien fait pour notre nation d'avoir été battue. Mais la nation française, ce sont vos papas, vos mamans, vos frères, vos soeurs. Vous savez bien, vous, mes enfants, qu'ils ne sont pas coupables. Si notre armée fut battue, ce n'est pas du tout parce qu'elle manquait de courage, ni de discipline. C'est parce qu'elle manquait d'avions et de chars. Or, à notre époque, tout se fait avec des machines, et les victoires ne peuvent se faire qu'avec les avions, les chars, les navires, qui sont les machines de guerre. Seulement, malgré la défaite, il y a toujours des troupes françaises, des navires de guerre et des navires marchands français, des escadrilles françaises, qui continuent le combat. Je puis même vous dire qu'il y en a de plus en plus et qu'on parle partout dans le monde de ce qu'ils font pour la gloire de la France. Pensez à eux, car il y a là, je vous assure, de très bons et braves soldats, marins, aviateurs, qui auront à vous raconter des histoires peu ordinaires quand ils seront rentrés chez eux. Or, ils sont sûrs d'y rentrer en vainqueurs, car nos Alliés, les Anglais et les Russes, ont maintenant des forces très puissantes, sans compter celles que préparent nos alliés les Américains. Toutes ces forces, les Allemands n'ont plus le temps de les détruire, parce que, maintenant en Angleterre, en Russie, en Amérique, on fabrique d'immenses quantités d'avions, de chars, de navires. Vous verrez un jour toute cette mécanique écraser les Allemands découragé et, à mesure qu'ils reculeront sur notre territoire, vous verrez se lever de nouveau une grande armée française. Mes chers enfants de France, vous avez faim, parce que l'ennemi mange notre pain et notre viande. Vous avez froid, parce que l'ennemi vole notre bois et notre charbon, vous souffrez, parce que l'ennemi vous dit et vous fait dire que vous êtes des fils et des filles de vaincus. Eh bien ! moi, je vais vous faire une promesse, une promesse de Noël. Chers enfants de France, vous recevrez bientôt une visite, la visite de la Victoire. Ah ! comme elle sera belle, vous verrez !.."

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 17:43

http://www.amessi.org/IMG/arton1473.jpg?1310380716

 

Mes rapports avec le temps, chose peu banale pour un historien, n'ont jamais été des plus simples, ne serait-ce que parce que mon rapport au passé n'est pas des plus limpides, comme une sorte d'attraction/répulsion qui fait qu'à la fois je puis être choqué que l'on fasse disparaître un objet, un bâtiment, un souvenir du passé ou qu'on lui porte atteinte et ressentir pourtant un certain malaise pour certaines des périodes qu'évoquent ces choses, comme par exemple, la Renaissance ou le XVIIème S.

De même, je puis aussi, à la fois me complaire dans l'écoute de la variété française des années 70 et pourtant n'avoir aucune sympathie particulière pour cette époque où la vulgarité était presque une seconde nature, les films des navets au km et la mode une mocheté sans fin.

Même la gestion quotidienne de ma relation au temps et au passé sont marquées par une ambiguïté complexe: n'aimant pas me tourner vers mon propre passé, j'ai conservé ce que j'ai pu sauver du mien, je m'occupe pourtant de généalogie et je crois en l'importance de l'étude du passé pour comprendre le présent et préparer l'avenir sans recommencer les erreurs du passé ou en y puisant aides, modèles ou exemples.

Enfin, enfant, j'ai toujours été choqué d'être surpris de voir le temps passer: pour moi, comme pour beaucoup d'enfants sans doute, le monde et le temps étaient figés: certes, de nouvelles têtes, de nouvelles séries, de nouvelles émissions apparaissaient à la télé, sans que j'en comprenne le mécanisme, mais ce qui me choquait le plus, c'était que des têtes familières du petit écran puissent disparaître. Fondamentalement, c'était une chose que je ne comprenais pas, et ces événements normaux, logiques, liés au temps qui passe, étaient pour moi comme de profondes injustices.

Encore aujourd'hui, j'ai extrêmement de mal à gérer le temps qui passe, comme si cette idée fondamentale issue de l'enfance d'un monde figé et éternel, était encore une chose à laquelle je n'ai pas renoncé à croire, malgré les dénégations qui ont pu se produire, y compris dans ma vie personnelle avec le décès de telle ou telle personne de l'entourage familial. Je crois que saisir le temps qui passe était une notion qui m'était étrangère.

Alors, dernièrement, ça a été soudain le trou noir, l'effondrement sous mes pieds quand j'ai soudain pris conscience de l'âge de gens comme Sheila, Sardou, Adamo, ... et que, fatalement viendrait le jour où on finirait par apprendre qu'ils ne sont plus et que le monde tourne sans eux et sans les gens de leur génération qui sont pourtant, parents compris, ceux qui ont toujours été là depuis que je suis né.

Soudain, j'ai eu peur du temps et cette peur ne me quitte plus.

Partager cet article
Repost0
11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 17:55

L'un des poèmes les plus célèbres de Rimbaud, c'est aussi l'un des premiers poèmes que l'on me fit apprendre en primaire, raison pour laquelle j'ai conservé un attachement particulier  avec lui

 

http://lewebpedagogique.com/bourguignon/files/2009/05/affiche-rimbaud.jpg

 

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 21:37

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/00/%C3%89mile_Gaboriau.jpg

(Emile Gaboriau)

 

C'est dans la France impériale de Napoléon III, parmi l'un des rares écrivains proches du pouvoir, avec Paul Féval et Ponson du Terrail, que naquit le premier roman policier français.

D'abord paru en 1863 sous forme de feuilleton dans le journal Le Pays sans attirer l'attention, il est repris en 1866 par le journal Le Soleil et connait un immense succès. Son auteur s'appelle Emile Gaboriau, secrétaire de Paul Féval avec qui il découvrit le journalisme, après avoir exercé un certain nombre de métiers: clerc d'avoué, hussard en Afrique, chef d'écurie.

L'oeuvre qui devait ainsi le rendre célèbre, c'est l'Affaire Lerouge dont voici les premières lignes

 

"Le jeudi 6 mars 1862, surlendemain du mardi-gras, cinq femmes du village de La Jonchère se présentaient au bureau de police de Bougival.

Elles racontaient que depuis deux jours personne n’avait aperçu une de leurs voisines, la veuve Lerouge, qui habitait seule une maisonnette isolée. À plusieurs reprises, elles avaient frappé en vain. Les fenêtres comme la porte étant exactement fermées, il avait été impossible de jeter un coup d’œil à l’intérieur. Ce silence, cette disparition les inquiétaient. Redoutant un crime, ou tout au moins un accident, elles demandaient que « la Justice » voulût bien, pour les rassurer, forcer la porte et pénétrer dans la maison".

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 16:37

http://images.wikia.com/routes/images/a/ac/Logo_Sanef.JPG

 

Les sociétés d'autoroutes n'hésitent décidément devant rien pour induire leurs clients en erreur et les racketter au passage, témoin la mésaventure qui vient de m'arriver alors que je me rendais au cimetière où mes grands-parents et une de mes arrières-grands-mères sont enterrés.

N'empruntant cette portion qu'une fois par an, et sachant que la sortie que j'emprunte habituellement porte une pancarte indiquant la direction de la Zone Industrielle Colbert, c'est en toute confiance que je pris la route. Or, voici qu'arrivant à l'endroit approximatif où la sortie devrait se trouver, j'hésite soudain pour savoir laquelle prendre: un panneau indique, en effet, une sortie vers St-Brice-Courcelles et une autre, un peu plus loin, vers La Neuvillette, mais point de ZI Colbert !

Bigre !

J'arrive devant la sortie vers St-Brice, je regarde les différents panneaux: rien n'indique que cela mène à la ZI en question... Je continue donc jusqu'à la suivante, peu distante de la première, La Neuvillette étant plus proche de l'endroit où je me rends que St-Brice-Courcelles.

ERRARE  mes Frères !

Car voici que je me retrouve soudain face à des barrières de péage ! alors que la sortie que je prends habituellement est gratuite !

Bien entendu, n'ayant pris de ticket nul part, j'appuie sur l'interphone où une dadame pas très aimable m'explique que je dois une somme forfaitaire de 0,80 euros, payable uniquement par carte bancaire ! (hein !?) pour avoir emprunté une portion d'autoroute payante, que c'était indiqué et que c'est ma faute si je n'ai pas bien regardé !

Là, c'est très fort ! car, une fois payé de mauvais gré et sorti de l'endroit, voici que je me retrouve immédiatement à un rond-point que même pas un kilomètre sépare d'un autre rond-point où j'aurais normalement du sortir !

En gros, j'ai payé 0.80 centimes d'euros (5, 24 francs !) juste pour être sorti un kilomètre plus loin que là où j'aurais dû sortir par suite d'un manque d'indication précise !

C'est vraiment trop fort comme arnaque ! Il faut bien qu'ils payent la super-sortie qu'ils ont construite pour mener juste aux pieds de Môssieur Ikea !

En tout cas, ils doivent faire leur beurre comme cela, car l'automobiliste juste derrière moi c'est retrouvé exactement dans le même cas ! (Visiblement, lui aussi ne doit pas savoir lire).


Partager cet article
Repost0
18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 22:07

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR8tDm6uagogSfTIMOIqgvD6zPOYaRlVP6ug_0hgxpCJNvfckaPGA

 

Les nouveaux programmes d'histoire-géographie devant entrer en vigueur à la rentrée 2012 ont été publiés la semaine dernière au BO de l'Education nationale.

Après lecture, je suis tout simplement sidéré, voire effaré du niveau largement universitaire des questions proposées qui exigent de solides connaissances historiques de la part des lycéens mais aussi de leurs enseignants qui ont intérêt à être au top aussi bien, je prends au hasard, sur "socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne depuis 1875" que sur "Médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l'affaire Dreyfus", en passant par "Religion et société aux États-Unis depuis les années 1890" ou encore "La Chine et le monde depuis le « mouvement du 4 mai 1919" !

L'ensemble du programme est disponible ici: http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=57575

A côté, le programme de géographie parait même "enfantin" par comparaison.

Certes, les thèmes à traiter en histoire sont intéressants intellectuellement et personnellement ces sujets me passionnent, mais je doute fort qu'on puisse enseigner des questions aussi vastes et pointues à des lycéens dont trop souvent les connaissances historiques de base sont floues voire très fluctuantes. Mettre en terminale des questions qui relèvent d'un premier cycle universitaire me semble très hasardeux et d'un élitisme mal pensé.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de instantdinstants
  • : Instants d'instants est un blog à vocation généraliste abordant des thèmes variés (événements de la vie, actualité, musique, culture ...)
  • Contact


Recherche